Ressource – Vidéo donnant des conseils aux parents d’enfants non-binaires (et ça marche aussi pour la transidentité)

J’aborde rapidement cette vidéo parce que, eh bien tout est dedans. Mais je dois dire que j’ai eu un mini-coup de cœur de par la manière dont le sujet est abordé. J’ai trouvé le discours clair, bienveillant et sain.

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Ma fille est peut-être un garçon, ou non-binaire, ou une fille… – Y a-t-il des éléments permettant de « trancher » à ce sujet ?

Il y a un élément qui m’interroge toujours, lorsque je parle de mon enfant, et qui est « à quel point des personnes pourtant très différentes sur le plan du spectre du genre peuvent s’identifier à ce que je décris à son sujet ».

Il y a, bien sûr, des personnes transgenres qui se reconnaissent parfaitement dans ce que je raconte à son sujet. Normal. Moi aussi, même si je garde toujours mon esprit ouvert à toute possibilité, je ne peux pas m’empêcher de voir une « transidentité » dans ce qu’exprime mon enfant.

Il y a des personnes non-binaires qui lèvent la main bien haut en disant « attention, et pourquoi ne pas penser à la non-binarité ? Avec ce que tu racontes de ton enfant, en tout cas, ça me semble évident ». Et… oui, en fait, c’est vrai : il y a des éléments faisant clairement penser à une transidentité, et il y a des éléments posant question dans le sens inverse, comme le fait que ma fille se qualifie toujours de « fille » et veut actuellement (et ça persiste depuis de nombreux mois, maintenant) garder son prénom de fille. J’ai tendance à parler d’un « entre-deux », du coup, mais on m’a déjà reprise à ce sujet en me disant « eh ben non, et la non-binarité ? », et, oui, il est aussi possible que ce soit ça, en effet.

Il y a des personnes cisgenres qui ont eu dans leur enfance des points communs avec ce qu’exprime mon enfant et qui me disent « eh, moi aussi j’étais comme ça, tu sais ! » Mais, comme je le disais dans d’autres articles, « comme ça », ça veut dire quoi, exactement ? Je veux dire : moi aussi j’étais « garçon manqué », comme on le disait, et je ne crois pas avoir déjà remis en question « sérieusement » mon genre assigné pour autant…

Et il y a, enfin, cette collègue médecin, qui a été un enfant trans de ses 8 ans à ses 13 ans, c’est à dire qui avait une expression de genre de garçon, une identité de genre de garçon (prénom de garçon, pronom, etc.), même si ses parents n’y adhéraient pas trop… et qui a l’âge de 13 ans a soudainement eu envie de se maquiller et est revenue à son identité + son expression de genre de fille, pour être restée depuis une femme cisgenre, qui est aujourd’hui mariée, avec des enfants, qui n’a absolument rien d’atypique en tant que femme… Et qui, elle, nous dit à moi et mon compagnon « ne vous prenez pas la tête… J’étais comme ça, moi aussi. Et regardez-moi aujourd’hui ». Et… oui, je ne peux pas ignorer son témoignage. En me renseignant sur la transidentité dans l’enfance, j’ai appris qu’il y avait des personnes comme elle et… OK, ce cas existe aussi. J’en connais une.

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Manga – Love me tender, de Kiki

J’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup hésité à parler de ce manga parce que, disons-le clairement, il est blindé de représentations problématiques. Il y a de la fétichisation de personne transgenre, il y a de la confusion nette entre transidentité et travestisme, il y a de l’explication psy à deux balles…

Bon.

Et pourtant, j’ai trouvé au moins le début (premier, deuxième tome) super ! Il y a déjà des soucis clairs dans ces premiers tomes (l’héroïne est présentée comme « un garçon étant une fille ayant du mal avec les garçons » (SIC) et est genrée au masculin dans les dialogues (« il »)) mais, si j’en parle ici, c’est parce que je pense que, malgré ça, il est possible que ce manga puisse apporter une représentation sympa, pour un enfant transgenre… peut-être plus l’adolescence, toutefois… J’envisage cette possibilité, en tout cas.

J’explique pourquoi :

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Articles et données scientifiques sur le chiffre de « 80% des enfants suivis pour une question de transidentité ne seront finalement pas trans à l’âge adulte » et interrogations sur la prise en charge liée

Je fais un article très important parce qu’il apporte des informations et des sources scientifiques sur ce fameux chiffre de 80% des enfants suivis pour des questions de transidentité ne seront finalement pas trans à l’âge adulte qui… soyons honnête, me perturbe (j’en avais déjà parlé). Et donc l’état des connaissances médicales actuelles à ce sujet.

Alors… J’ai vu que c’était un sujet sensible. Très, même, et j’en comprends les causes. J’ai commencé à écrire cet article avec plein d’avertissements à ce sujet, du coup, et puis c’était sans fin, donc on va faire simple :

Il s’agit d’un sujet important pour un parent d’enfant transgenre (ou manifestant des signes pouvant laisser supposer une transidentité), tout particulièrement quand, comme dans le cas de ma famille, l’enfant est encore dans la petite enfance ou l’enfance moyenne et donc n’est pas en âge de s’exprimer comme un adulte (c’est différent pour un adolescent). On ne connait pas grand chose en matière de développement de l’enfant relatif à son genre, et il n’est donc pas évident de savoir, en tant que parent, si les signes/les mots que l’on voit chez notre enfant sont significatifs d’une « réelle transidentité » (dans le sens « qui persistera à l’âge adulte »), ou s’il s’agit d’une étape de son développement qui est amenée à évoluer.

Et là-dedans, donc, il y a ces études qui ont été faites et qui disent que ça peut être les deux… et même que, statistiquement, il y a plus de chances que ce soit le deuxième cas plutôt que le premier. Et c’est perturbant. Il est très troublant, quand on a un enfant présentant des signes marqués et persistants laissant songer à une transidentité (dysphorie ou incongruité de genre), d’imaginer qu’il puisse opérer un revirement total à ce sujet plus tard. Ou peut-être pas total, mais alors… comment ? D’où le besoin en tant que parent d’essayer de comprendre, c’est à dire d’acquérir plus de connaissances à ce sujet. Quelles sont ces études ? Que disent-elles ? Comment ont-elles été faites ? Sont-elles fiables ? Quels sont les éléments exacts qu’elles ont pu faire ressortir ?

Ceci n’entre pas en contradiction avec ma conviction que, même s’il « ne s’agit que d’une phase », la suivre en tant que parent, c’est à dire accepter les demandes et besoins de nos enfants et les accompagner autant dans leurs changements vers cette nouvelle identité de genre, que vers un changement ultérieur (vers une identité cisgenre, ou… troisième voie ?) si ça doit arriver, est une nécessité (je me suis plus étendue à ce sujet ici : Et si ce n’est qu’une phase ?).

Les articles sont tous en anglais, mais je vais en offrir une traduction/des extraits choisis ici. Je vous encourage toutefois à les lire en entier si vous le pouvez (en anglais si vous le lisez bien ou en utilisant un site de traduction en ligne). J’espère ne faire aucune erreur de traduction. Si vous avez un doute, n’oubliez pas que le mieux reste de lire les articles directement dans leur langue d’origine. J’ai bien entendu vérifié toutes les sources, pour tous les articles, histoire de ne pas risquer de relayer les propos de sites douteux, et tous m’ont semblé tout à fait sérieux. C’est long, du coup… mais il m’a semblé plus utile de regrouper tous ces articles dans un seul article sur le sujet, ici, plutôt que les dispatcher sur plusieurs.

Tout est là :

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Parents d’enfants trans – où trouver d’autres parents avec qui parler ?

Ça a été – et j’en parlais il y a encore peu – ma grande souffrance, mon grand désarroi. Où étaient-ils, les autres ? Pourquoi n’avions-nous pas d’associations, entre nous ? Pourquoi ne parlions-nous pas entre nous ?

Et puis j’ai trouvé ! Et ça a été formidable, de trouver, alors je vais dresser la liste de ce que j’ai trouvé à ce jour, en tant que réseaux (forum, groupes facebook, associations…) permettant d’échanger entre parents sur le sujet de la transidentité ou de la possible transidentité de nos enfants.

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Ma fille et puis tout le monde – Un an après

C’était il y a un an. Ma fille, qui nous interrogeait déjà depuis longtemps avec son père quant à sa relation à son genre assigné, 6 ans 1/2, nous disait qu’elle voulait à partir de maintenant qu’on l’appelle Max.

Ça a été le déclencheur, l’élément qui nous a fait nous dire « bon, jusque là on se disait « il y a peut-être quelque chose », « il faudra être vigilant », « voir comment ça évoluera » ; maintenant, on ne peut plus repousser la considération de cette question à plus tard ». J’avoue avoir pris 2kg le mois qui a suivi, mon compagnon aussi, et avoir fait beaucoup d’insomnies durant ces premières semaines.

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Et si ce n’est qu’une phase ? Enfance et transidentité

C’est une question que l’on voit tout le temps ressortir… et qui nous vient tout le temps dans la tête, aussi, en tant que parents :

Est-ce que c’est maintenant que je dois donner toute mon attention à ce qu’exprime mon enfant ? Est-ce que je ne surinvestis pas le sujet ? Est-ce que ça lui passera ? Est-ce que je ne suis pas en train de figer quelque chose qui est encore mouvant, qui changera ? Est-ce que ça vaut le coup de stresser pour ça alors que, tant, ça ne durera pas ?…

Je ne sais pas s’il y a des réponses à des questions. J’en doute.

Alors, je pense qu’il faut les poser autrement.

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