Articles et données scientifiques sur le chiffre de « 80% des enfants suivis pour une question de transidentité ne seront finalement pas trans à l’âge adulte » et interrogations sur la prise en charge liée

Je fais un article très important parce qu’il apporte des informations et des sources scientifiques sur ce fameux chiffre de 80% des enfants suivis pour des questions de transidentité ne seront finalement pas trans à l’âge adulte qui… soyons honnête, me perturbe (j’en avais déjà parlé). Et donc l’état des connaissances médicales actuelles à ce sujet.

Alors… J’ai vu que c’était un sujet sensible. Très, même, et j’en comprends les causes. J’ai commencé à écrire cet article avec plein d’avertissements à ce sujet, du coup, et puis c’était sans fin, donc on va faire simple :

Il s’agit d’un sujet important pour un parent d’enfant transgenre (ou manifestant des signes pouvant laisser supposer une transidentité), tout particulièrement quand, comme dans le cas de ma famille, l’enfant est encore dans la petite enfance ou l’enfance moyenne et donc n’est pas en âge de s’exprimer comme un adulte (c’est différent pour un adolescent). On ne connait pas grand chose en matière de développement de l’enfant relatif à son genre, et il n’est donc pas évident de savoir, en tant que parent, si les signes/les mots que l’on voit chez notre enfant sont significatifs d’une « réelle transidentité » (dans le sens « qui persistera à l’âge adulte »), ou s’il s’agit d’une étape de son développement qui est amenée à évoluer.

Et là-dedans, donc, il y a ces études qui ont été faites et qui disent que ça peut être les deux… et même que, statistiquement, il y a plus de chances que ce soit le deuxième cas plutôt que le premier. Et c’est perturbant. Il est très troublant, quand on a un enfant présentant des signes marqués et persistants laissant songer à une transidentité (dysphorie ou incongruité de genre), d’imaginer qu’il puisse opérer un revirement total à ce sujet plus tard. Ou peut-être pas total, mais alors… comment ? D’où le besoin en tant que parent d’essayer de comprendre, c’est à dire d’acquérir plus de connaissances à ce sujet. Quelles sont ces études ? Que disent-elles ? Comment ont-elles été faites ? Sont-elles fiables ? Quels sont les éléments exacts qu’elles ont pu faire ressortir ?

Ceci n’entre pas en contradiction avec ma conviction que, même s’il « ne s’agit que d’une phase », la suivre en tant que parent, c’est à dire accepter les demandes et besoins de nos enfants et les accompagner autant dans leurs changements vers cette nouvelle identité de genre, que vers un changement ultérieur (vers une identité cisgenre, ou… troisième voie ?) si ça doit arriver, est une nécessité (je me suis plus étendue à ce sujet ici : Et si ce n’est qu’une phase ?).

Les articles sont tous en anglais, mais je vais en offrir une traduction/des extraits choisis ici. Je vous encourage toutefois à les lire en entier si vous le pouvez (en anglais si vous le lisez bien ou en utilisant un site de traduction en ligne). J’espère ne faire aucune erreur de traduction. Si vous avez un doute, n’oubliez pas que le mieux reste de lire les articles directement dans leur langue d’origine. J’ai bien entendu vérifié toutes les sources, pour tous les articles, histoire de ne pas risquer de relayer les propos de sites douteux, et tous m’ont semblé tout à fait sérieux. C’est long, du coup… mais il m’a semblé plus utile de regrouper tous ces articles dans un seul article sur le sujet, ici, plutôt que les dispatcher sur plusieurs.

Tout est là :

Lire la suite »

Publicités

Parents d’enfants trans – où trouver d’autres parents avec qui parler ?

Ça a été – et j’en parlais il y a encore peu – ma grande souffrance, mon grand désarroi. Où étaient-ils, les autres ? Pourquoi n’avions-nous pas d’associations, entre nous ? Pourquoi ne parlions-nous pas entre nous ?

Et puis j’ai trouvé ! Et ça a été formidable, de trouver, alors je vais dresser la liste de ce que j’ai trouvé à ce jour, en tant que réseaux (forum, groupes facebook, associations…) permettant d’échanger entre parents sur le sujet de la transidentité ou de la possible transidentité de nos enfants.

Lire la suite »

Ma fille et puis tout le monde – Un an après

C’était il y a un an. Ma fille, qui nous interrogeait déjà depuis longtemps avec son père quant à sa relation à son genre assigné, 6 ans 1/2, nous disait qu’elle voulait à partir de maintenant qu’on l’appelle Max.

Ça a été le déclencheur, l’élément qui nous a fait nous dire « bon, jusque là on se disait « il y a peut-être quelque chose », « il faudra être vigilant », « voir comment ça évoluera » ; maintenant, on ne peut plus repousser la considération de cette question à plus tard ». J’avoue avoir pris 2kg le mois qui a suivi, mon compagnon aussi, et avoir fait beaucoup d’insomnies durant ces premières semaines.

Lire la suite »

Et si ce n’est qu’une phase ? Enfance et transidentité

C’est une question que l’on voit tout le temps ressortir… et qui nous vient tout le temps dans la tête, aussi, en tant que parents :

Est-ce que c’est maintenant que je dois donner toute mon attention à ce qu’exprime mon enfant ? Est-ce que je ne surinvestis pas le sujet ? Est-ce que ça lui passera ? Est-ce que je ne suis pas en train de figer quelque chose qui est encore mouvant, qui changera ? Est-ce que ça vaut le coup de stresser pour ça alors que, tant, ça ne durera pas ?…

Je ne sais pas s’il y a des réponses à des questions. J’en doute.

Alors, je pense qu’il faut les poser autrement.

Lire la suite »

Deux vidéos inspirantes – L’histoire de Ryland et Comment être une fille

J’avais vu la première il y a quelques temps, et je viens de découvrir la deuxième grâce à un très chouette groupe facebook dont je parlerai ici un de ces jours, et j’ai trouvé ces deux vidéos très intéressantes, d’autant plus que, dans l’une, on voit un petit garçon trans et dans l’autre, une petite fille trans. Les deux sont donc abordés.

Ces deux vidéos sont faites pour les adultes, mais elles peuvent également constituer des outils pour parler de transidentité avec des enfants ayant… peut-être à partir de 10 ans (à la louche. C’est difficile à déterminer), qu’il s’agisse de l’enfant concerné ou, peut-être plus, de la fratrie.

Lire la suite »